Droits de l’Homme ou haine des juifs et d’Israël, le masque tombe
Le langage des droits de l’Homme, naguère universel, est devenu l’instrument d’un parti pris politique. L’indignation est à géométrie variable, et certains, qui se revendiquent « de gauche » ou « humanistes », ont confisqué la cause au service d’un agenda idéologique, oubliant ce qui faisait sa légitimité : l’universalisme.
Deux poids, deux mesures : la myopie sélective des pseudo-droits-de-l’hommiste
Rien n’illustre mieux ce déséquilibre que le traitement réservé à Israël, comparé à celui fait à la Turquie, à l’Iran, et à tant d’autres pays, par ces prétendus défenseurs des droits. L’État hébreu, une démocratie parlementaire dotée d’un système judiciaire indépendant et d’une presse libre, fait l’objet d’une attention obsédante. Le moindre faux pas d’un ministre israélien déclenche une avalanche de condamnations.
Le gouvernement de Benjamin Netanyahu est, sans la moindre nuance, qualifié d’« extrême droite », « autoritaire », voire « fasciste » dans certains cercles, souvent par les mêmes qui restent silencieux — ou pire, complaisants — face aux régimes qui piétinent réellement les libertés fondamentales.
Quand la Gauche moraliste oublie la Turquie, l’Iran, la Syrie et l’Afghanistan…
Prenons la Turquie d’Erdogan. En vingt ans, le président turc a méthodiquement vidé la démocratie de sa substance : journalistes emprisonnés, juges révoqués, purges massives dans l’armée et la fonction publique, soutien avéré aux milices islamistes syriennes, persécutions systématiques des Kurdes. Mais Erdogan échappe curieusement à la vindicte de ces militants des « droits ». Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas Israélien ? Parce qu’il n’est pas juif ? Parce qu’un musulman partisan des Frères Musulmans ne pourrait être fasciste ?
L’aveuglement est d’autant plus frappant que le président turc est désormais allié de fait avec les Loups Gris, organisation ultranationaliste turque, islamiste, ouvertement xénophobe et violente. Ce détail, pourtant fondamental, ne suscite pas l’indignation des ONG, ni des collectifs de la bien-pensance progressiste. Aucun éditorial enflammé dans les grands médias occidentaux. Silence radio, absence de photos.
Qu’en est-il de la Syrie ? Depuis 2011, Bachar al-Assad avait fait de son pays un champ de ruines et de massacres, suivant le sanglant exemple de son père. L’usage d’armes chimiques, les tortures dans les geôles du régime, les centaines de milliers de morts ne semblaient pas provoquer chez nos indignés professionnels l’ombre d’une émotion. Et quand le nouveau pouvoir et ses miliciens islamistes proches des Frères Musulmans, armés et financés par la Turquie, massacrent au cours d’un véritable pogrom, une vraie razzia à l’ancienne, près de 1400 Syriens alawites, pas un mot des bien-pensants, pas de déclaration de LFI, de Mélenchon, de Hassan, de Portes, de Caron, de Delogu, de Panot, des Verts, de personne à Gauche…
Même traitement pour l’Afghanistan des talibans, où les femmes sont effacées de la vie publique, où la moitié de la population est véritablement emmurée, où les artistes, les enseignants, les minorités ethniques vivent dans la peur. Où sont les « droits-de-l’hommiste », où est la Gauche ? Où sont organisés les rassemblements des associations dites « progressistes » ?
Strictement rien à Gauche non plus pour soutenir le combat des Femmes Iraniennes. Elles savent ce qu’est la réalité du voile, elles n’en veulent pas. Cela n’est pas défendable par cette Gauche qui accepte le voile en France, qui prétend que l’interdire est de l’islamophobie, alors qu’il était interdit sous Nasser en Égypte et sous Bourguiba en Tunisie, deux pays musulmans !
Plus près de nous, en République Démocratique du Congo, les exactions commises dans l’est du pays atteignent des niveaux d’inhumanité insoutenables. On dénombre plusieurs centaines de milliers de morts ! Là encore, pas de grande manifestation « pour la paix », pas de tribune dans Le Monde. Parce que ces souffrances-là n’intéressent pas les grands festivals militants ? Parce que le bourreau n’est pas un allié de l’Occident ? Parce qu’on ne peut en profiter pour délégitimer l’existence d’Israel ? Parce que des Africains qui se massacrent entre eux, cela ne participe pas du travail de sape contre notre République ?
Pendant ce temps, Israël, pourtant la seule démocratie de la région, est devenu le bouc émissaire permanent de ces collectifs. La critique du gouvernement israélien est bien sûr légitime, comme pour tout autre gouvernement. Mais pourquoi cet acharnement spécifique ? Pourquoi cette obsession, à sens unique, pour Israël, pendant que d’autres régimes, bien plus répressifs et ouvertement antidémocratiques, échappent à toute critique ?
Pourquoi cette nouvelle rengaine à Gauche prétendant que le génocide du 7 octobre commis par le Hamas et des Gazaouis contre des civils israéliens est dû au problème palestinien, alors qu’il est par essence dû au refus du Hamas et de ses supporters d’accepter l’existence d’Israël ? Gaza était un territoire indépendant sans aucun juif ou israélien. Sous la politique d’Apartheid du Hamas, ils y auraient risqué leur vie ! Un véritable antisémitisme, une vraie haine des juifs que les « droits-de-l’hommiste » refusent obstinément de voir !
Cette instrumentalisation des droits humains pour cibler exclusivement Israël, tout en fermant les yeux sur les pires autocraties, n’est pas seulement un biais idéologique : c’est une trahison des principes mêmes du droit international et de l’éthique humaniste. Il est temps de réclamer un retour à une lecture honnête, équilibrée et universelle des droits de l’Homme.
Justice à l’aveugle, ou aveugle de justice ?
À ceux qui dénoncent l’« extrême droite » au pouvoir en Israël, on rappellera que Benjamin Netanyahu gouverne dans le cadre d’un parlement élu, avec des contre-pouvoirs réels. Ce qui est bien plus qu’on ne peut dire de Recep Tayyip Erdogan ou de bien d’autres autocrates silencieusement tolérés. Ce n’est pas Netanyahu qui soutient des milices néonationalistes à l’extérieur de ses frontières. Ce n’est pas à Tel-Aviv qu’on emprisonne les universitaires pour avoir signé une pétition.
Mais à Paris, La Haye, Boston ou Strasbourg, on bloque les universités en demandant une rupture de tout lien avec Israël, on boycotte les intellectuels et les artistes israéliens et juifs. Mais strictement jamais contre la Turquie d’Erdogan, la Syrie, l’Afghanistan,…
Il est temps que nous ouvrions les yeux, que nous ne laissions pas prospérer cette injustice, qui trahit l’universalisme des droits de l’Homme, pour mieux servir une haine masquée d’Israël et des juifs.
On représente souvent la Justice sous les traits de la déesse Thémis, avec un voile sur les yeux. Mais ce voile n’est jamais celui de la soumission ou de l’aveuglement. C’est celui de l’impartialité. On ne juge pas selon la couleur ou la religion du prévenu, on juge en toute objectivité.
Alors stop à l’injustice ! Stop à ce deux poids, deux mesures, véritable haine des juifs, et jamais véritable défense des droits de l’Homme et de nos valeurs universelles !